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Une conférence sur l’économie circulaire s’est tenue le jeudi 12 mai au quartier général de KPMG Luxembourg. Patrick Wies, partenaire du secteur public et des marchés nationaux chez KPMG Luxembourg, a endossé pour l’occasion, le costume de maître de conférences.
C’est Markus Laubscher, directeur du développement durable chez Philips qui a ouvert le bal en évoquant l’économie circulaire dans les services de santé. «70% de l'activité de Philips est du B2B avec un accent sur les soins de santé», assure-t-il. Philips est actif dans le domaine des technologies de santé en créant de l’innovation. Le but étant de parvenir à «un monde plus sain et plus durable». Ici, l’économie circulaire prend forme en ajoutant de la valeur à chaque étape du processus. Cependant, miser sur la technologie ne suffit pas, faut-il encore réussir à limiter les pertes de valeur dans les offres de services.
L’avantage des partenariats à long terme, c’est le partage de la responsabilité qui permet la création de solutions aux bénéfices des soins et à la réduction des coûts. Évaluer le résultat et trouver des solutions sur-mesure à partir d’un catalogue d’options de services, c’est repenser les problématiques. Lorsqu’un matériel devient obsolète, il s’agit de le remplacer mais en réaffectant ses composants encore viables, c’est ce que Markus Laubscher appelle «l’optimisation de la valeur». Le recyclage des équipements en fin de vie et le reclassement dans les marchés secondaires sont des sujets essentiels dans l’économie circulaire.
Anton Brummelhuis, directeur principal chez Philips Lighting, a exposé les solutions de l’éclairage circulaire. Il avance le chiffre de 70% d’augmentation de l’éclairage d’ici 2050 au niveau mondial en s’appuyant sur la croissance de 7 à 9 milliards d’humains sur la planète. Ainsi, l’économie de lumière, avec ce que cela représente en économie d’énergie, devient dès à présent un enjeu majeur. Surtout lorsqu’on sait que 19% du coût de l’énergie est consacré à la lumière. La lumière numérique, digitale, encore plus couramment appelée LED, est de plus en plus populaire et ouvre les champs des possibilités. Chaque point lumineux pourrait par exemple devenir un capteur intelligent relié à la climatisation. Mais peut-être faut-il uniquement remplacer les composants d’un appareil défectueux ou encore réaliser une simple mise à jour du logiciel afin de le rendre fonctionnel à nouveau. Dans l’économie circulaire, la préservation de la valeur est tout aussi essentielle que le recyclage des équipements.
Arnaud Walrecht, Senior Manager chez KPMG Pays-Bas, a exposé l’aspect social d’un produit circulaire ou d'un service. Il a diffusé une vidéo sur l'impact sociétal des solutions circulaires, au moyen d'une étude de cas sur le groupe Volvo qui a étudié les impacts environnementaux et sociétaux des bus électriques, prouvant plus de valeur pour la société et les actionnaires.
Il faut selon lui, dégager de la valeur supplémentaire dans la construction et il a présenté une étude de cas sur Mitsubishi en mesurant le coût total de possession ainsi que l'utilisation des ascenseurs. Le coût des incidents de défaillances ont montré que Mitsubishi a fourni la meilleure valeur dans l'impact sociétal sur ses concurrents.
Ainsi, l’économie circulaire fonctionne par intention, avec le souci de réparer. Son objectif est de produire des biens et services qui limiteraient fortement la consommation et notamment le gaspillage des matières premières. Elle réinvente alors la notion de déchet en utilisant le recyclage. Les énergies renouvelables ont elles aussi un rôle majeur; il est donc normal que Philips y apporte ses lumières.
JuB
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