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Le Groupe CFL fonctionne sous forme d’entreprise étatique d’un côté, par le biais d'un contrat de service public de transport de voyageurs par chemin de fer et par route et de la gestion de l'infrastructure ferroviaire au Luxembourg. Mais également sous forme d’une entreprise commerciale pour le domaine du transport de marchandises, libéralisée depuis 2007. A ces trois activités principales, s’ajoutent la direction financière et celle des ressources humaines. Marc Wengler préside le Comité des Directeurs composé de six personnes qui sont chargées de la direction du Groupe CFL. Il y débute il y a treize ans comme directeur financier et succède en mars 2014 à Alex Kremer en tant que directeur général des CFL. Interview.
Quels sont vos chantiers prioritaires?
Le cadre stratégique politique vise l’atteinte d’un “modal split“ 25% - 75%. Cette stratégie globale pour une mobilité durable s’appuie au niveau national et en Grande Région sur le réseau ferré en tant qu’épine dorsale du réseau des transports en commun. Les CFL ont noté une croissance du nombre de voyageurs de 57% en dix ans. Cette demande croissante nous pose devant le défi d’adapter l’offre et de mettre suffisamment de capacités à la disposition de nos clients. Pour cette raison, de grands chantiers d’expansion de l’infrastructure ferroviaire sont en cours, notamment la construction d’une nouvelle ligne entre Bettembourg et Luxembourg, l’extension de la Gare de Luxembourg, le dédoublement des voies entre Luxembourg et Sandweiler ainsi que la construction du nouveau viaduc Pulvermühle. Par ailleurs, à côté de l’augmentation des capacités de l’infrastructure ferroviaire sont prévues la création de plateformes d’échange intermodales, telles que l’arrêt Kirchberg-Pfaffenthal ou la nouvelle Gare d’Ettelbruck.
L’arrêt Kirchberg- Pfaffenthal anciennement appelée “arrêt Pont Rouge“ où un funiculaire reliera la ligne du Nord au Kirchberg, est déjà en construction. Il changera la structure des flux qui arrivent vers Luxembourg et notamment vers le Kirchberg. Son inauguration concordera avec l’arrivée du tram à la fin 2017.
Pierre Gramegna, ministre des Finances nous avait confié dans un numéro précédent que la gare sous le Pont Rouge était l’un des exemples des investissements du budget de l’état en terme de mobilité, en êtes-vous satisfait?
Oui, tout-à-fait. C’est la première fois que nous arrivons à connecter le plateau du Kirchberg au rail lourd. Les voyageurs qui viennent de la ligne du Nord gagneront au minimum quinze minutes, si ce n’est vingt. Cela profitera aux employés du Kirchberg et permettra plus largement de délester le centre-ville.
En 2013, les CFL accusaient un déficit de 1,1 million d’euros alors qu’en 2014, ils affichaient un bénéfice net de 6,5 millions d’euros. Quel est le rôle du fret dans cet écart considérable?
L’ensemble de nos activités ont connu une évolution favorable. D’un côté, la progression de la fréquentation des trains a été une nouvelle fois confirmée avec plus de 21,5 millions de voyageurs. D’un autre côté, le volume des investissements dans les infrastructures ferroviaires a considérablement augmenté. Entretemps, les CFL disposent d’une des flottes les plus modernes en Europe avec un âge moyen de 10,9 ans.
Il est vrai que la variation du résultat entre les deux années est principalement due à la branche fret. A sa création en 2006, CFL Cargo, une “joint-venture“ avec ArcelorMittal, a été notre réponse structurelle à la libéralisation du fret ferroviaire du 1 er janvier 2007.
D’un plan de restructuration, nous sommes passés à une phase commerciale. La crise économique de 2009 était un moment difficile et 2010, l’année des premiers signes de reprise. Cependant la fermeture de Schifflange en 2011 qui représentait alors 20% de notre chiffre d’affaires a eu des conséquences négatives. Le fret de 2013 était positif en termes de résultat opérationnel et celui de 2014 encore d’avantage. Les bons résultats vont probablement se confirmer en 2015.
C’est une stratégie de niches, de diversifications et de croissances que nous avions définie dans le but de rapprocher les activités multimodales. Force est de constater que cela porte ses fruits.
Depuis la création de CFL Cargo en 2006, le chiffre d’affaires a doublé. Nous avons l’ambition à l’horizon 2020 de doubler encore notre chiffre d’affaires et nous nous donnons les moyens puisque notre plan d’investissement pour le fret est de l’ordre de 126 millions d’euros.
126 millions d’euros pour le fret…
Le plan d’investissements comprend notamment l’acquisition de wagons dédiés à l’exploitation des autoroutes ferroviaires, la construction d’un centre d’entreposage moderne et l’installation d’un atelier de réparation de wagons fret. Ce programme d’investissements permettra de réaliser une multitude de projets industriels qui s’articuleront autour de la nouvelle plateforme multimodale à Bettembourg-Dudelange, qui est financée par l’Etat luxembourgeois. Elle est unique en son genre en termes de performances et d’innovations. Nous avions déjà lancé la première autoroute ferroviaire entre Luxembourg et Perpignan en 2006. La nouvelle plateforme permettra de multiplier les capacités actuelles par six.
Une innovation importante est le chargement horizontal de semi-remorques sans l’aide de grue. Les semi-remorques montent directement sur les wagons pour le chargement et cela donne un potentiel de part de marché beaucoup plus important. Aujourd’hui, en Europe, moins de 10% des semi-remorques sont préhensibles par des grues. Le chargement horizontal permettrait d’attirer les 90% restant.
En plus, avec les deux grues qui viennent d’être livrées, nous pouvons charger une grande diversité de cargaisons. La plateforme actuelle permet d’ores et déjà de proposer à nos clients une multitude de destinations telles que Lyon, Anvers, Trieste et Duisburg. Le but étant de faire de Bettembourg une plateforme paneuropéenne au centre d’un réseau international de trafics d’autoroutes ferroviaires.
Le marché de la logistique quant à lui réclame une couverture plus complète de la chaine logistique. Dans cette optique, nous avons stratégiquement développé notre gamme de services, comme par exemple l’agence en douane, la manipulation de chargement et de déchargement, d’entreposage et même de préparation de marchandises. Je prends pour exemple notre entrepôt spécialisé dans des activités à valeur ajoutée comme le chauffage de la gomme à destination de l’industrie du pneu pour qu’elle arrive juste à temps dans l’usine. Nous proposons ainsi une chaîne logistique et une solution clef en main qui correspondent aux besoins des clients. JuB
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