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Les communes luxembourgeoises se sont engagées à réduire leur impact sur le climat et pour cela, elles ont signé un contrat, le Pacte Climat. Depuis la création de la loi du 13 septembre 2012 portant sur la protection de l'environnement, certaines communes ont dès les premiers instants organisé des changements, d'autres viennent juste d'en faire la démarche. Un regard sur la différence d'implication de ces administrations communales.
Un long processus…
La certification du "European Energy Award" (EEA) permet de catégoriser les communes entre celles qui viennent de rejoindre le mouvement et celles ayant atteint un stade supérieur. Les certifications les divisent en plusieurs niveaux. La première catégorie correspond aux communes ayant atteint au moins 40% du score maximal réalisable sur base du catalogue de mesure EEA (79 mesures). La deuxième catégorie doit refléter au moins les 50% des mesures et la troisième, au moins 75% (niveau Gold du EEA). Une autre catégorie existe reprenant les communes engagées dans le mouvement mais n'ayant pas encore reçu de certification. myenergy coordonne l'assistance technique, encadre les conseillers climat et administre les attributions de subventions. En effet, plus une commune s'engage dans le Pacte plus ses subsides sont élevés: 5 à 15 euros par habitants de la première catégorie, 15 à 25 euros pour la deuxième et 25 à 30 euros pour la troisième.
L'inégalité première entre ces administrations communales réside dans le fait qu'elles n'ont pas rejoint le mouvement en même temps. Certaines villes ont adhéré à ce mouvement écologique il y a des années, d’autres seulement maintenant. De plus, les communes, ayant rejoint le Pacte Climat dès le départ et atteint un certain niveau de certification, ont plus de moyens financiers pour réaliser leurs projets.
C’est un long processus, qui demande certes des moyens financiers et humains, mais surtout un changement de mentalité et de comportements de toute la population. D’ailleurs, certaines communes avaient déjà fait un pas dans cette direction en rejoignant l’Alliance pour le climat, organisée par le Mouvement Ecologique. Cela facilita grandement leurs accès aux certifications du Pacte Climat.
Au niveau de leur certification
En général, dans leur niveau de certification, les communes agissent de la même façon.
Celles récemment engagées sont dans des processus de mise au point, elles dressent le bilan de ce qu’il y a à réaliser en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et planifient des projets. Cependant, elles ne sont pas encore dans la concrétisation de leurs plans.
Les administrations communales ayant reçu la certification de premier niveau (40%), effectuent des plans accessibles et ne demandant pas trop d’efforts financiers (changements énergétiques selon les rénovations nécessaires de bâtiments, remplacement de l’éclairage public par du LED, etc.)
Les communes ayant atteint le second niveau du Pacte (50%) sont dans l’élaboration de projets concrets et surtout de plus grande envergure (parcs éoliens, centrales photovoltaïques, etc.). Elles ont, en effet, derrière elles toutes les phases d’analyse et peuvent maintenant se consacrer à l’établissement de leur plan d’action. Elles poursuivent ainsi leur chemin sur la voie du développement durable et énergétique. A ce stade, les communes prennent conscience qu’elles ne peuvent pas agir sans le citoyen. Désormais, elles mettent un point d’honneur à sensibiliser les habitants pour qu’ils changent leurs comportements et habitudes par rapport à l’usage rationnel des énergies et à la protection du climat. Pour cela, elles mettent en place des soirées d’informations, des brochures et surtout des subsides qui pourront, par exemple, inciter la population à aménager leur maison de façon plus responsable.
Pour atteindre les 75% (niveau Gold), les communes doivent faire des efforts à tout niveau: la mobilité, le domaine énergétique, l’aménagement du territoire, le "green building", la dépollution ou encore, la communication envers le citoyen. Quatre communes se sont vues attribuer le "European Energy Award Gold": Beckerich, Parc Hosingen, Schifflange et Tandel. Elles ont reçu ce prix suite, bien sûr, à leurs travaux en matière de protection du climat et également, suite à leurs longues implications dans cette dynamique, en participant par exemple à l'Alliance pour le climat.
Chacune à son échelle
La différence d’implication des communes dans cette bataille contre le réchauffement climatique dépend également de leur taille, du budget alloué aux projets, du personnel et de leur situation géographique. Chaque commune a ses spécificités et se doit de prendre les mesures adéquates à ses besoins.
En effet, les communes les plus petites ont parfois plus de difficultés à mener des projets de grande envergure mais c’est pour cela qu’elles se réunissent en intercommunales formant par exemple le Parc de l’Our, le SIAS ou le Parc Naturel de la Haute-Sûre. Ces groupements leur permettent d’échanger des ressources, des plans et de mener à bien leurs réalisations.
Ensuite, les administrations engagent des experts et une équipe qui se chargent des questions liées au Pacte Climat. Ces groupes qui rassemblent des ingénieurs et autres spécialistes sont nécessaires à la bonne mise en place des projets. Néanmoins, il faut savoir que chaque expert et groupes climat a ses spécificités et n’ont certainement pas les mêmes qualités, ce qui peut amener certains vers une voie que d’autres n’auraient pas abordé de cette façon.
Enfin, les communes dépendent de leur emplacement géographique. Sur la carte du Pacte Climat reprenant les différentes administrations communales participant à la cause, on remarque qu'il y a plus de certifications dans le Nord du pays. Cela s'explique premièrement parce que le Sud accueillait à l'origine le berceau industriel du Grand-Duché. Ensuite, le Nord, beaucoup plus vert de par ses parcs naturels, comprend un nombre d'habitants moins élevé qu'au Sud du pays. Cela implique une facilité dans la prise en charge de mesures en faveur du climat due à la présence de moins d'habitations, d'industries et d'entreprises.
Les communes luxembourgeoises ont entrepris un travail de grande ampleur mais surtout un processus nécessaire pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Une démarche obligatoire régie par la loi, que toute commune ou groupement intercommunal se doit de rejoindre. C'est, de plus, une façon de stimuler des investissements locaux et régionaux et des activités économiques en faveur du climat. Les administrations communales n'ont plus tellement de temps pour réagir, 2020 arrive, et elles se sont engagées à réduire leurs émissions de CO2. Chaque geste compte et les communes ont besoin pour cela d'informer davantage leurs citoyens.
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